Réunis autour de Laurent Fabius, président de la CREA, Alain Le Vern, président de la région Haute-Normandie, Jean-Louis Destans, président du Conseil général de l’Eure, Frédéric Sanchez, vice-président du Conseil général de la Seine-Maritime, Valérie Fourneyron, députée maire de Rouen, Pierre Bourguignon, député et président du SCOT, Gérard Lissot, président du conseil économique et social régional de Haute-Normandie, Marc-Antoine Troletti, président de la Fédération des travaux publics, Eric Barrat, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie, Daniel Cornet, de l’association Elan Normandie, et Georges Vincent, de l’association pour le contournement Est ont fait part de leur inquiétude, voire de leur colère, au vu de la tournure que prend le dossier du contournement est de Rouen.
Après des années de tergiversations, une réunion, le 31 mai dernier à la préfecture de Région, a donné aux élus présents « le sentiment que l’Etat pratique une stratégie d’évitement en dissociant les différents éléments de l’infrastructure (liaison A28-A13 et contournement de Rouen), en recommençant une nouvelle fois les études et en donnant des délais qui n’ont pas le sens commun », selon Laurent Fabius. Un choix qui, dans le meilleur des cas, repousserait la réalisation du contournement à 2023 ou 2025. !
Tous les élus et responsables économiques présents ont insisté pour défendre ce projet « indispensable pour les habitants, à la fois pour des aspects de santé et de sécurité », selon Valérie Fourneyron, « qui fait, comme rarement, l’unanimité du monde économique », pour Marc-Antoine Troletti, ou qui « donne du sens aux investissements réalisés dans les deux ports normands » pour le vice-président de la CCI.
« Il n’est pas possible que tous nos projets se voient entraver de la sorte », a indiqué Laurent Fabius avant « d’exiger de l’Etat qu’il prenne clairement ses responsabilités, au regard des engagements pris à l’issue du débat public. »