Vive la CREA !
Née le 1er janvier 2010, la CREA – Communauté d’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe – constitue par sa taille la première communauté d’agglomération et le huitième territoire de France, mais aussi la moitié du département de la Seine-Maritime et plus du quart de la Haute-Normandie
Le conseil communautaire s’est réuni pour la première fois ce jeudi 7 janvier afin de mettre concrètement en route la CREA. Les 167 délégués représentant les 71 communes de la CREA ont élu le Président, les 45 vice-présidents et les 16 conseillers délégués constituant le bureau.
Laurent Fabius a été élu président à la quasi-unanimité, tout comme les 4 premiers vice-présidents : Jean-Marie Aline (maire du Trait et ancien président de la Communauté de communes Le Trait-Yainville), Valérie Fourneyron (députée-maire de Rouen), Didier Marie (ancien président de l’Agglo d’Elbeuf) et Patrick Simon (maire de Sainte-Marguerite-sur-Duclair et ancien président de la Communauté de communes Seine-Austreberthe).
À l’origine de la fusion des quatre territoires constituant la CREA, Laurent Fabius a livré dans son discours (cliquer ici pour en lire l’intégralité) la feuille de route pour les quatre années à venir.
Les projets engagés avant la fusion par chaque communauté vont être menés à bien : ouverture d’une Scène de musiques actuelles à l’automne ; du Hangar 2 aménagé pour les enfants, les familles et la culture scientifique à la fin de l’année ; aménagement du pôle Tallandier qui stimulera le développement d’entreprises innovantes ; regroupement du musée, du centre d’interprétation d’architecture et du patrimoine, des archives et de la MJC dans un Pôle des savoirs à Elbeuf ; aménagement d’un vaste éco-quartier ; construction du Palais des sports ; renouvellement de l’ensemble des rames de métro ; aménagement de l’ancien hippodrome des Bruyères ; lancement du transport à la demande …
Les nouvelles ressources techniques et financières apportées par la CREA vont permettre de lancer des projets majeurs coordonnés sur l’ensemble du territoire, développant les services aux habitants et l’attractivité de la CREA : création d’un titre de transport unique sur l’ensemble de la CREA ; création d’une ligne nouvelle de transports en commun reliant le nord de la CREA au Technopôle du Madrillet ; réalisation de nouveaux quartiers ; développement des zones d’activités technologiques, industrielles et artisanales ; lutte contre les inondations ; développement des voies de circulation et des transports doux ; liaisons rapides entre les agglomérations de Rouen et d’Elbeuf ; construction d’un centre d’affaires et de congrès ; aide au logement…
Laurent Fabius a également évoqué la place de la CREA aux niveau régional et national.
Inquiet par la réforme territoriale et ses conséquences sur les finances locales, le président rappelle que la taxe professionnelle représentait 40% des ressources de la Communauté. «On nous promet une compensation intégrale pour 2010 : nous verrons ! Ces difficultés rendent rétroactivement encore plus légitime notre choix de réaliser la CREA. »
Laurent Fabius appelle également à la vigilance concernant le dossier du Grand Paris, «qui peut être la meilleure ou la pire des choses pour la CREA ». La position est identique pour le contournement Est dont dépendent d’important projets de développement comme l’aménagement Seine-Sud. « Notre territoire ne bénéficie toujours pas d’un arbitrage suffisant, la CREA et notre cohésion doivent nous aider à peser plus. »
Le Président évoque également la place de la CREA en Normandie, «dont Rouen est selon l’histoire, l’intérêt général et les faits, la capitale », la nécessité de renforcer l’enseignement supérieur et la recherche, le possible élargissement de l’Armada, l’envol de Normandie Impressionniste, sa volonté de recevoir sur l’ensemble du territoire le label « d’art et d’histoire ».
Sur le plan international, la CREA va poursuivre les partenariats avec des pays pauvres, développer un partenariat significatif avec une agglomération chinoise.






